Les 9H préparent leur rencontre avec Bernard Friot en…

… pensant au moindre détail !

Les élèves de 9H (ici et) ont lu en classe avec leur professeur de français Mme Eda Altinis, les nouvelles « Marque » et « Foulard » tirées de Jours de collèges. Ils ont aussi participé comme toutes les classes de 9èmes aux activités « autour de Bernard Friot ». Comme ils vont enfin le rencontrer, ils ont décidé de faire une interview filmée de notre invité !

Après avoir obtenu l’accord de notre auteur pour cet entretien, nous avons commencé à travailler sur cette rencontre. Les élèves ont d’abord préparé des questions : certaines sont personnelles, d’autres portent sur leur lecture des nouvelles. Attention ! Les élèves aiment les sujets sensibles…

Puis, nous avons distribué les rôles : nous avons deux caméramans, une photographe, une « Mme Boîte » qui distribue la boîte à questions, un monteur-vidéo,  deux RP (relations publics pour l’accueil de M. Friot), les poseurs de questions et une blogueuse qui fera le compte-rendu de cette rencontre sur le blog.

Tout le monde a hâte de voit le résultat ! Et vous M. Friot ?

Mais pourquoi lui ? (bis)

Pourquoi inviter Bernard Friot ? Explication en deux points de la documentaliste (Claire) :

1/ côté professionnel : inviter des auteurs fait partie de notre mission. La documentaliste en milieu scolaire doit faire tout ce qui est possible pour promouvoir la lecture. La rencontre auteur-lecteurs permet de rapprocher le public et le livre, de donner un peu de corps (vivant) à cet objet magnifique mais parfois rébarbatif (la lecture obligatoire) qu’est le livre étudié. Choisir Bernard Friot allait de soi : il est étudié en classe et lu en cours de médiathèque. Avec les élèves, nous avons ainsi lu quelques nouvelles tirées de Histoires pressées ( “Histoire d’histoires”, “Fer à repasser”) et Nouvelles histoires pressées (“Suite et fin”). Les séances de lecture sont les séances que je préfère car on travaille, sans en avoir l’air, sur différentes choses : la prononciation, les temps de pause de la ponctuation, l’accentuation, la compréhension du texte et l’expression orale à la fin de la lecture (discussion amorcée par des questions : pourquoi est-ce un anti-conte ?, comment ce drôle de texte est un texte drôle ?, etc.). Voilà pourquoi, nous avons choisi Bernard Friot plutôt que Victor Hugo.

2/ côté personnel : ce qui me motive à écrire dans ce blog, c’est qu’il s’agit d’une des rares occasions où l’invitation d’un auteur est aussi le résultat d’un désir personnel. Nous aimons toujours nos invités, évidemment. Mais nous n’avons pas toujours l’occasion d’inviter ceux que nous aimons depuis… 1989 !

Cette année-là, nous fêtons le bicentenaire de la révolution et je découvre les fameuses Histoires pressées. Je suis élève dans une école primaire d’une petite ville. Je n’aime pas aller à la bibliothèque (un comble pour une  future documentaliste) parce que ça ne sent pas bon (la poussière) et que les livres sont déjà lus et “pas du tout à nous”ensuite. Il n’y a pas de véritable librairie dans cette ville, et je commande mes livres sur un catalogue qui regroupe les différents éditeurs jeunesse. J’ai toujours eu la chance que l’achat de livres se fasse dans des conditions presque no limit (d’abord avec mes parents, puis avec mon compte en banque et enfin avec mon directeur d’établissement). Chez nous, un livre faisait partie des besoins quotidiens, ce n’était pas un cadeau que l’on devait mériter ou demander pour une occasion spéciale. Donc, Histoires pressées est arrivé en même temps que d’autres et a rejoint des étagères bien remplies. Et pourtant,  après une crise d’adolescence et quelques déménagements, ce livre est toujours dans ma bibliothèque. En 1998, je le fais même lire à mes amis du lycée.

Nous connaissons tous ces livres pour les 7/77 ans (Tintin, Harry Potter, Alice aux pays des merveilles, etc.), alors que vient faire Histoires pressées dans les mains d’une personne en 1989, en 1998 et en 2014 ? Lisez “Premier amour”, “Conjugaison” et vous comprendrez !

J’aurais pu copier ici la lettre d’invitation que j’ai envoyée à M. Bernard Friot, mais je ne l’ai pas souhaité car pour la première fois dans le cadre professionnel, j’envoyais une “invitation personnelle” ; celle d’une lectrice qui a été marquée enfant, adolescente et jeune femme par les nouvelles de Bernard Friot.

Point de pourquoi du comment, chacun prend ce qu’il veut dans un livre, du moment qu’il en retire quelque chose…

Chers élèves, chers professeurs, bonne lecture !

Et le gagnant est … : « Jours de collège »

Ce matin, la décision est prise : les élèves liront tous « Jours de collège » pendant les vacances de Noel. Nous avons opté pour des nouvelles, plus faciles à lire pour nos élèves. Nos élèves vont découvrir un monde complètement exotique pour eux…

Vite ! Il faut le commander en France…

Bernard Friot nous avait envoyé ce lien :

http://vimeo.com/32445662

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Mais pourquoi Lui ?

En attendant Bernard Friot… comment va-t-on préparer nos élèves à sa venue et l’intégrer à nos progressions pédagogiques communes ?
Impossible de retracer la genèse de tout le projet, mais ce blog sera un espace de partage de l’élaboration et de la réalisation du projet autour de la venue de Bernard Friot. D’abord pour les enseignants, qui y montreront les coulisses du projet, puis pour les élèves qui partageront leurs productions, leurs impressions. Et peut-être pour notre auteur, qui pourra avoir un avant-goût de ce qui l’attend sur la rive asiatique du Bosphore.

Mais première question : pourquoi faire venir à Istanbul cet auteur ?
Depuis plusieurs années, nous lisons, dans le cadre de la séquence « Anti-contes », un de ses textes « Problème », tiré d’Histoires pressées. Grand succès auprès de nos ouailles qui jubilent en écrivant à la manière de Bernard Friot.
Parallèlement nos documentalistes préparent une grande exposition sur le livre « 150 ans de livres à Saint-Joseph » pour la semaine du 16 mars 2015 et avaient carte blanche pour inviter du beau monde.

Donc… pourquoi ne pas faire venir M. Friot ?

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